Dans les Villes invisibles d’Italo Calvino, un empereur mélancolique conscient que son immense
pouvoir a bien peu de poids écoute un voyageur visionnaire raconter des villes impossibles. © Photo de Danica Bijeljac


Pour l’auteur, il ne s’agit pas d’une idée intemporelle de la ville mais plutôt d’une discussion sur la ville
moderne.

Les récits de voyage de Marco Polo sont une invitation à lire la ville d’aujourd’hui, de plus
en plus difficile à vivre. Les livres spécialisés en urbanisme ou en architecture sont une manière parmi
tant d’autres de lire la ville. Comment trouver le moyen d’agir sur la ville continue, uniforme, qui
recouvre la planète pour la transformer en un bien commun désirable et profitable à tous ? En
prenant le temps de lire la ville à travers les petites et les grandes histoires qui se déroulent dans ses
interstices, ses coins de rue et ses chemins de traverses.

Lire la ville c’est découvrir dans les livres les récits du désir de ville que racontent les combats
pour le droit d’y vivre dignement. La littérature, la poésie, l’histoire ou la philosophie sont des
invitations à lire la ville dans ses dimensions humaine, symbolique et créative. Villes heureuses
ou malheureuses… elles ne sont pas seulement des endroits où l’on vient pour vendre ou acheter,
elles sont le reflet des lieux où s’échangent des histoires et des souvenirs. Continuons à lire la ville
pour préserver ces lieux remplis de paroles, afin que les villes nous apportent encore et toujours
les réponses à nos questions et nos désirs.

Italo CALVINO, Les villes invisibles. Editions Gallimard 2013
Pierre MAC ORLAN, Rues secrètes. Editions Arléa 2009
Neel MUKHERJEE, La vie des autres. Editions Piranha 2016

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